Il ne faut rien espérer de la monnaie présentée en début de conversation.
Elle a été perdue en état déjà très usée. Ce n'est pas les 19 siècles qu'elle a passé sous terre qui l'ont rendu dans cet état, mais les décennies durant lesquelles elle est passée de main en main.
Les zones vertes sont ce qu'il reste de la patine. Les zones marrons sont là où la patine a déjà été voir ailleurs. On devine un peu les motifs de la monnaie grâce au contraste entre ces 2 teintes. Ôter la patine reviendra à gommer ces contrastes : on ne verra plus rien sans lumière rasante.
Pour le nettoyage, le conseil de base est : ne pas nettoyer.
L'adage adapté serait : “touche pas à ça p'tit con”. J'ai fait des conneries… Une vraie, en réalité, que j'ai pu récupérer après des suées et beaucoup de patience. J'ai beaucoup appris à cette occasion (voir “effet à long terme” plus bas)
Si on veut vraiment y aller, le conseil suivant se décline en plusieurs lignes, toutes interconnectées :
- évaluer le risque pour la monnaie (près à tout perdre ?)
- connaître le mode d'action de la méthode (chimique, mais quelle chimie ; mécanique mais quelle effets ; combiné, avec toutes les complications des effets leviers)
- savoir s'il est possible de contrôler ou non la méthode
- anticiper les effets à long terme (le sel = mortel sur une monnaie si les chlorures s'immiscent dans une microfente, mais ne sera visible qu'après plusieurs semaines, mois ou années)
- connaître la monnaie (sa composition, sa structure, l'évolution de la structure cristallographique dans le temps)
- avoir du temps, s'armer de patience, ne pas être pressé, remettre au lendemain le nettoyage déjà prévu la veille, envisager un retard supplémentaire, faire une pause en cours de route, refaire une pause en cours de route, mettre en suspend pour réévaluer la méthode et les risques
La monnaie présentée ici n'a, à mon avis (= si c'était la mienne), plus grand chose à perdre. Elle peut faire l'objets d'essais, pour la beauté de la science. Si vous souhaitez la conserver : n'y touchez pas.