Disons qu'il faut avoir recours à la paléographie : à force d'exercer son œil à essayer de déchiffrer les légendes des monnaies ça fini par venir.
Une petite astuce au début : essayer d'isoler chaque lettre de manière à connaitre le nombre de caractères dont est composée la légende. On peut s'aider de l'espacement moyen entre les lettres ainsi que des lettres qu'on arrive clairement à lire pour en déduire l'emplacement de celles situées dans des parties moins bien conservés.

On se retrouve donc avec une série de 9 caractères à gauche dont la plupart clairement identifiables, suivie d'une coupure dans la légende et d'environ 8 autres caractères : c'est pas super clair donc ça reste assez approximatif (à 1 ou 2 caractères près).
Noter ensuite sur un papier (ou dans un document de traitement de texte) toutes les lettres qu'on identifie en ajoutant des tirets bas (underscore) pour les caractères non-identifiés et un slash pour les césures :
C O N S T A N _ _ / _ _ _ _ _ _ _ _
A partir de là, soit ça nous parle, soit on fait des recherches en comparant les différentes légendes qui existent et qui pourraient correspondre.
On peut utiliser la moteur de recherche de numista à cet effet, on encore ce site pour les nummus (il est plutôt complet et super pratique pour les identifications) :
https://www.tesorillo.com/aes/index1.htm
Dans l'exemple de votre nummus, en couplant ces informations avec celles qu'on a obtenu au revers, on se rend compte que
parmi les 5 empereurs qui ont frappé ce type de revers, seuls 3 pourraient correspondre à cette légende (Flavius Dalmatius est éliminé d'office cela va de soi, mais Constans aussi : il n'y a que 7 caractères maximum au début de ses titulatures, avant la césure, or nous en avons constaté 8.).
Il ne reste donc plus que les légendes suivantes qui peuvent correspondre :
CONSTANTI/NVSMAXAVG (Constantin Ier)
CONSTANTI/NVSIVNAVG (Constantin II)
CONSTANTI/NVSPFAVG (Constantin II)
CONSTANTI/NVSVMAVG (Constantin II)
CONSTANTI/VSMAXAVG (Constance II)
CONSTANTI/VSPFAVG (Constance II)
Elles ont toutes en commun certains caractères :
CONSTANTI/(?)
VS??(?)
AVG
On essaye alors de les repérer dans la légende (on peut s'appuyer des repérages qu'on a fait au tout début pour savoir à quels emplacements ces lettres sont susceptibles de se situer). C'est une étape un peu difficile au début lorsqu'on n'est pas très à l'aise avec le lettrage de l'époque, mais à force de persévérer, ça fini par venir.
Il nous reste alors un caractère entre CONSTANTI et VS : d'après notre liste de légendes, on en déduit que c'est un N ce qui élimine d'office Constance, puis on remarque qu'il nous reste encore 3 caractères à identifier, ce qui ne nous laisse plus comme choix :
CONSTANTI/NVS
MAXAVG (Constantin Ier)
CONSTANTI/NVS
IVNAVG (Constantin II).
On compare les caractères et on se rend compte que la première lettre est trop large pour être un I et se rapproche donc plutôt d'un M, la lettre suivante ressemble davantage à un A qu'un V, quant à la dernière, autant le X que le N pourrait aller.
On retient donc la légende CONSTANTI/NVS
MAXAVG de Constantin Ier.
Il ne reste plus alors qu'à identifier l'atelier.
Sur votre monnaie elle commence par SM qui est l'acronyme de "Sacra Moneta" (il n'est pas toujours présent cela dit), suivi du nom de l'atelier (N pour Nicomédie) et de l'officine.
Il est possible de se servir de ce lien par exemple :
http://www.nummus-bibleii.com/t275-liste-des-ateliers-monetaires-et-leurs-abreviations
Ensuite il est préférable de vérifier que toutes ces informations concordent en se servant d'un catalogue ou de chercher sa référence sur le web (wildminds, nummus-bible...).
Après il peut y avoir quelques
variantes qu'on peut identifier selon le buste adopté.
C'est un peu laborieux comme démarche les premiers temps, mais à force de pratiquer on devient plus à l'aise et à terme on finit par lire les légendes d'une traite : c'est souvent les mêmes ritournelles ce qui facilite grandement la lecture

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Malgré tout, je vous l'accorde : les nummus c'est pas ce qu'il y a de plus simple à identifier.