Bonsoir, j'ai ici une pièce byzantine qui me donne beaucoup de misère... Elle est en bon état, les inscriptions sont lisibles à 99 %... Et je n'ai RIEN trouvé ! Pourtant, je viens d'identifier par moi-même, sans demander à d'autres personnes, des pièces byzantines beaucoup plus usées et aux détails moindres... Je crois que c'est un follis, mais hormis ça, niet. Elle pèse 13,9 g et mesure 25 mm.
Merci !
Si tu cognes ta tête contre une cruche et que ça sonne creux, ce n'est pas forcément la cruche... lollll mon proverbe préféré !
Bonsoir,
Je sèche un peu. J'aurais tendance à dire qu'il s'agit d'un scellé byzantin d'un certain Jean, mais je ne trouve pas des masses d'informations à ce sujet et il me semble qu'il y a une dernière ligne dans la titulature qui est en grande partie effacée.
Légende : "IωA|NNH ΒΑ|ςιΛικω|ς TPA(X ?)| [?????]" = IOANNH BASILIKOS TRA(X)?????? = Jean (membre de la cours?) Tra....?
Effectivement, il y a une ligne illisible. Est-ce que ça pourrait être un sceau ? L'idée m'est venue après avoir vu un sceau (en plomb, mais la mienne ne semble pas contenir de plomb) sur CGB.fr.
Si tu cognes ta tête contre une cruche et que ça sonne creux, ce n'est pas forcément la cruche... lollll mon proverbe préféré !
Je ne saurais dire, l'aspect m'y faisait penser tout du moins ainsi que le titre basilikos qu'on retrouve au lieu de basileus (roi), mais je peux faire erreur.
Les croix sont en faits des monogrammes, ce qui permettrait de l'identifier plus facilement, cependant ce n'est pas si aisé que ça : certaines lettres peuvent être utilisées à plusieurs reprises et il peut y avoir des lettres dissimulées comme un I...
Je distingue la lettre kappa en bas, un thêta à gauche, un espilon à droite et en haut ça se complique légèrement : tau et omicron ?
Un exemple d'un autre monogramme byzantin dont l'avers formerait "Θεοτόκε βοήθει τῷ σῷ δούλῳ"
: http://www.forumancientcoins.com/gallery/displayimage.php?album=4832&pos=21
Les deux premiers mots semblent être complètement intégrés au monogramme et le reste se situer dans les quadrans, autant dire que ça ne saute pas aux yeux...
J'avais épluché les différents John sur wilwinds et les Jean de CGB sans succès hier soir, cependant je m'y attendais un peu : pour moi le Jean en question n'est pas un empereur, mais je peux faire erreur.
Salut, je propose : + Ἰωάννῃ βασιλικῷ στρατ[ευτῇ]
"(Signé) Par Jean, recruteur impérial des armées"
Un strateutès est un fonctionnaire en charge des impôts de guerre et de la levée de recrues à l'intérieur d'une circonscription administrative.
Ou bien alors : + Ἰωάννῃ βασιλικῷ στρατ[ηγῷ]
(Signé) Par Jean, stratège impérial".
Le stratège est le gouverneur militaire d'un "thème" (province) de l'empire byzantin.
La quatrième ligne précise sans doute de quelle région administrative il s'agit.
"Basilikôs" est impossible : le sigma est forcément détaché.
Et pour le monogramme de gauche :
monogramme marial "Θεοτόκος" (Mère de Dieu)
convenant parfaitement à la figuration de la Vierge à l'Enfant.
Pour celui de droite, tout simplement "Θεός" (Dieu) du côté du petit Jésus.
Pour chacun de ces monogrammes, l'ordre des lettres est celui de la lecture (gauche, droite, haut, bas) et non pas celui du signe de croix (haut, bas, gauche, droite).
Bien joué !
Il s'agirait donc bien d'un scellé (ou alors j'ai raté quelque chose).
En revanche j'ai essayé de comprendre le monogramme de gauche, mais j'arrive toujours pas à distinguer les deux dernières lettres ("ος") : ils devraient logiquement se trouver en bas avec le K ?
Dans un monogramme, les lettres qui reviennent ne sont généralement pas répétées. Le premier O compte donc aussi pour le deuxième. Quant au sigma, il doit être contenu dans le ∈ : un trop grand nombre de lettres briserait la forme de la croix sacrée.
Wow, vous en savez des trucs Effectivement, on dirait que le personnage de l'avers porte un enfant, telle une madone et un petit Jésus ! Je vais regarder de ce côté...
Si tu cognes ta tête contre une cruche et que ça sonne creux, ce n'est pas forcément la cruche... lollll mon proverbe préféré !